La performance

La recherche de performance ne doit pas être une fin en soi, elle doit correspondre à un besoin et ce besoin est fortement lié au ressenti des utilisateurs.
Le ressenti utilisateur n'est pas linéaire, un doublement du temps de réponse est ressenti par l'utilisateur comme beaucoup plus qu'un doublement.

Un temps de réponse d'une seconde n'est en général pas critique, mais deux ou trois secondes sont ressenties comme une perte de temps et sont une source d'énervement pour l'utilisateur ou le client.
Il y a par ailleurs un "palier" en dessous duquel il n'est guère, au moins économiquement, intéressant de descendre.
En effet le temps de réponse n'est vraiment senti comme gênant que lorsque l'action est terminée (la saisie ou le choix est effectué) et que l' action demandée au système dure réellement : l'utilisateur n'ayant plus rien à faire avant l'action suivante, ce temps "perdu" est très mal ressenti.

Par exemple l'attente de la réponse à une simple demande d'affichage de données est toujours très mal ressentie car l'action utilisateur est très courte, le résultat doit donc être rapide à obtenir !
Une à deux secondes constituent rarement une gêne, mais dès que l'attente dépasse  trois secondes elle est fortement ressentie, plus de cinq secondes exaspèrent la plupart des utilisateurs/clients.
L'autre point à surveiller particulièrement est la régularité du temps de réponse.
Un temps de réponse qui varie de manière aléatoire entre une seconde (très bon) et 5 secondes (pas très bon) est plus mal ressenti par les utilisateurs réguliers qu'une attente constante de 3 secondes car l'utilisateur est dans l'impossibilité de prévoir la durée de l'attente et d'organiser son activité en conséquence.
Au mieux ce phénomène génère une perte de temps et d'énergie,  au pire il est générateur d'une sorte de "stress".
Ce type de mission peut être "léger" pour des PME / PMI dont les systèmes ne présentent en général pas la complexité des systèmes utilisés au sein des grandes entreprises et dont les problèmes sont souvent dus à une inadaptation de la base de données au logiciel et au volumes traités.